Les crises agricoles et la recomposition des paysages
Le XIXe siècle marque un tournant : la crise du phylloxéra, le changement des méthodes de culture, et surtout l’exode rural bouleversent le paysage. Plusieurs hameaux voient leurs rangs s’éclaircir – d’après le cadastre napoléonien, certains perdent jusqu’à la moitié de leurs foyers entre 1851 et 1911 (Géoportail pour comparaison cartographique).
Pour compenser, la commune réaménage et réunit certains hameaux, créant des synergies : ainsi, le hameau de la Roche fusionne peu à peu avec celui de Chaillé, tandis que d’anciens moulins à vent, devenus inutiles, sont transformés en logements.
L’arrivée de la modernité : routes, chemins et électricité
C’est l’accès au goudronnage des routes communales – à partir des années 1920 – qui fixe définitivement la physionomie actuelle des hameaux. Le transport scolaire et la distribution de l’électricité forcent à organiser l’habitat, à tracer de nouvelles voiries, voire à raccorder les hameaux les plus isolés au réseau du bourg.
- En 1938, la commune consacre plus d’1 km de lignes électriques pour relier les hameaux à la lumière (Source : Archives communales de Frontenay-Rohan-Rohan).
- Le phénomène du « lotissement » – timide jusque dans les années 1970 – vient alors donner une nouvelle dynamique à certains hameaux.