Le Bois-Dieu : mémoire des Templiers
Situé à l’écart de la route de Coulon, le Bois-Dieu intrigue. Son nom figure déjà sur les cartes de Cassini au XVIIIe siècle – une rareté pour un hameau de cette taille (source : Gallica BNF). On raconte, d’après l’historien local René Crozet, que le secteur a abrité au Moyen Âge une commanderie templière, dont l’emplacement précis reste mystérieux, mais dont subsistent au moins des fragments dans le bocage alentours.
- Anecdote : La « Fontaine du Bois-Dieu » passe pour ne jamais tarir, même lors des sécheresses historiques de 1976 ou 2003, ce qui alimente les récits populaires sur la présence souterraine de sources anciennes !
Morillon et le souvenir des bateliers
Morillon, à la lisière du marais, vibre au rythme du marais mouillé. C’est ici que la Sèvre Niortaise se montre la plus paisible.
Le hameau fut longtemps un lieu d’accostage des gabares (barques) et une étape logistique majeure pour le transport du sel et du vin au XIXe siècle (source : Archives départementales 79).
- Le site conserve encore les restes d’un ancien port, vestige de cette intense activité.
- Jusqu’aux années 1950, les enfants de Morillon rejoignaient l’école du bourg à vélo... ou en barque lors des grandes crues d’automne.
Les Coudray : bastion maraîchin
Aux Coudray, villages-rues typiques du Marais poitevin, les habitations se découpent en une série de longères bordant des canaux. Les parcelles s’organisent encore selon le mode de « mottes », petites îles cultivées, typique de la mise en valeur du marais depuis le XVIIe siècle.
- Repère : Les Coudray possédaient leur propre four à pain communautaire jusqu’au début du XXe siècle.
Beauregard : panorama sur la plaine frontenaysienne
Peu de hameaux portent aussi bien leur nom : Beauregard, au sud de la commune, domine la plaine et offre un point de vue remarquable sur les champs ouverts typiques de la « Gâtine » du Sud-Deux-Sèvres.
- Belle promenade à faire au lever du soleil, quand la brume épouse les sillons et fait danser les chevreuils dans le blé.
Le Pontreau : carrefour et mémoire des foires
Au croisement de l’ancienne voie Niort-Marans, Le Pontreau doit sa notoriété à son rôle d’auberge et de halte. Au XIXe siècle, on y organisait des foires réputées, où se vendaient chevaux, volailles et outils agricoles (source : Les cahiers de l’histoire Frontenaysienne, 1987).
- À l’angle nord, la maison du « vieux Pontreau » a vu passer plusieurs générations d’aubergistes et de charpentiers.