Les plus anciens vestiges humains à Frontenay attestent d’une occupation précoce : quelques silex taillés, traces modestes de la Préhistoire, et des vestiges gallo-romains retrouvés, notamment lors de labours ou de travaux, racontent une implantation rurale ancienne, en lisière de la zone marécageuse. Pourtant, c’est surtout à l’époque mérovingienne et carolingienne que la bourgade semble trouver son premier essor : le nom même de Frontenay évoque, selon certains linguistes, un domaine gallo-romain, « frontoniacum », du nom d’un propriétaire appelé Frontonius (source : Cassini / Dauzat & Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France).
- IXe siècle : Premières mentions de Frontenay dans des chartes religieuses, signalant la présence d’une petite église.
- Époque féodale : La position du village entre marais et terre ferme en fait déjà une zone stratégique, pour la pêche, l’agriculture et plus tard le commerce du sel.
Un village organisé autour de son église
La vie communautaire s’articule très tôt autour de l’église primitive puis du prieuré, dépendant de l’abbaye de Maillezais. Sur les hauteurs du bourg, le cœur du village médiéval bat autour de cette église, point d’ancrage religieux mais aussi rassemblement social lors des foires et marchés. Ces événements structurent le calendrier local : dès le Moyen Âge, une tradition de foires de printemps (autour de la Saint-Georges) attire des marchands et des paysans des alentours.