Après la guerre de Cent Ans et les troubles religieux, Frontenay-Rohan-Rohan connaît un regain de dynamisme rural. Les grandes familles du Poitou, dont les nobles issus des Rohan, investissent le territoire, non sans favoriser l’émergence de belles demeures rurales, parfois dotées de pigeonniers et de granges charentaises typiques.
Le plan du village s’élargit, avec l’apparition de fermes plus espacées et de routes rurales maçonnées. L’église est agrandie à la Renaissance, et plusieurs éléments de l’habitat témoignent d’une architecture sobre mais robuste, typique de la région, utilisant la pierre de taille locale et des toits à pente douce couverts d’ardoises ou de tuiles canal (source : Inventaire général du patrimoine culturel, Région Nouvelle-Aquitaine).
C’est également durant cette période que se mettent en place les grands axes qui structurent encore aujourd’hui le bourg :
- La route de Niort (future D611), reliant Frontenay-Rohan-Rohan à la ville voisine.
- Le chemin du port, utilisé pour l’embarquement des productions agricoles sur la Sèvre niortaise.
- La création de jardins clos autour des maisons, témoins d’un mode de vie encore très marqué par l’autosuffisance vivrière.
En parcourant certaines ruelles, on peut lire dans la pierre de vieilles inscriptions sur linteaux datées du XVIIe ou XVIIIe siècle : un jeu de piste patrimonial à faire en famille ou entre passionnés de vieilles pierres.