1. La Tiffardière
Ce nom intrigue par sa terminaison en “-ière”, typique de l’Ouest de la France. Il s’agit d’un suffixe indiquant l’appartenance ou la présence d’une famille, preuve que l’histoire du hameau commence certainement avec une terre attribuée à la famille “Tiffard” (ou Tifard). On retrouve trace de cette famille dans des registres paroissiaux du XVIIe siècle dans le Marais Poitevin (source : Archives Départementales des Deux-Sèvres).
2. Les Grands Chézeaux
Un nom qui fleure bon le Poitou ! Le mot “Chézeau” vient du latin “casa”, la maison. Dans la langue poitevine, “château” devient cheseau ou chézeau, désignant non un château fort, mais une grosse ferme ou un groupe de bâtiments ruraux. Le qualificatif “Grands” évoque sans doute la taille ou l’importance du domaine. Les “Chézeaux” étaient des lieux de vie communautaire liés à l’exploitation agricole.
3. La Barre et La Petite Barre
Le terme “Barre” fait ici référence à une barrière naturelle, une élévation de terrain ou une digue dans le marais. On retrouve ce mot sur de nombreuses cartes anciennes du Poitou ; il dénote souvent un passage obligé entre deux zones humides ou un ancien chemin surélevé permettant de franchir des zones inondées.
4. L’Aubraie
Nom issu du latin populaire “alberia”, qui désigne un lieu planté d’aulnes. L’aulne étant un arbre caractéristique des terrains humides, l’Aubraie est typique des secteurs proches du marais. On retrouve cette toponymie à travers tout l’Ouest, où les aulnaies constituaient de précieuses réserves de bois et un écosystème à part entière.
5. Les Tuileries
Ici, le sens saute aux yeux : le hameau s’est formé autour d’ateliers de fabrication de tuiles. Cette activité, attestée dès le XVIIIe siècle dans les archives locales, tirait parti des argiles du marais pour produire des matériaux de construction. À proximité, plusieurs anciens fours à tuiles subsistent encore dans la campagne et témoignent de cette activité artisanale (source : Société Historique du Marais Poitevin).
6. La Gare
Bien plus récente, cette appellation est directement liée à l’arrivée du chemin de fer au XIXe siècle. Le hameau s’est développé autour de la gare et de ses annexes (poste, hôtels, petits commerces), bénéficiant du dynamisme qu’a apporté le rail à la commune.