Malgré leurs services écologiques reconnus, les éleveurs font face à de nombreux défis : vieillissement des exploitants, prix bas du lait ou de la viande, nécessités d’adaptation face aux sécheresses de plus en plus fréquentes. Néanmoins, plusieurs structures locales – Parc naturel régional, Groupement des éleveurs du marais, collectivités – accompagnent ces transitions.
- Mise en place de contrats de gestion environnementale : Programme Agr’eau, Natura 2000, qui rémunèrent l’entretien écologique des prairies
- Valorisation touristique du patrimoine pastoral : Circuits des marais, animations, vente des produits fermiers (fromages, viande bovine maraîchine…)
- Formation des jeunes agriculteurs : Stages et formations continues pour garantir le renouvellement de savoir-faire séculaires
En favorisant l’élevage extensif, notre territoire préserve sa physionomie unique, sa biodiversité et la qualité de vie associée à ses paysages ouverts. Plusieurs études montrent qu’un euro investi dans la gestion pastorale des zones humides rapporte à la collectivité entre trois et cinq euros, par le biais des services rendus (lutte contre les crues, tourisme vert, qualité de l’eau – données : Commissariat général au développement durable).
À l’heure où le marais poitevin attire de nouveaux habitants, curieux ou amoureux d’authenticité, préserver l’équilibre entre usages agricoles, accueil de la biodiversité et valorisation touristique s’impose comme la priorité. L’élevage extensif n’est donc pas seulement un héritage : c’est l’une des clés pour que Frontenay-Rohan-Rohan et son marais continuent, ensemble, à offrir de nouveaux horizons.