La vouivre est sans doute la créature la plus emblématique des légendes du marais poitevin. Figure hybride, mi-femme, mi-serpent, parfois dragon, elle hanterait les eaux sombres qui bordent Frontenay-Rohan-Rohan.
- Les anciens racontaient qu’elle portait une pierre précieuse étincelante sur le front, qui éclaire la nuit les coins les plus sombres du marais.
- Celui qui parvient à lui dérober son joyau connaîtrait richesse et prospérité, mais peu s’y sont aventurés sans périr de peur ou de malédiction.
Dans les récits locaux, la vouivre protège jalousement l’eau du marais, garantissant la fécondité des terres. Mais elle punirait sévèrement quiconque pêcherait ou détournerait l’eau sans mesure.
Le thème de la vouivre, commun à de nombreux territoires de l’Ouest et du Centre de la France, trouve dans le marais poitevin, et plus particulièrement près de Frontenay, une coloration propre : sa pierre ne brille qu’aux abords du Solin, l’un des petits canaux secondaires, à l’automne, selon certaines variantes (source : « Contes et légendes du Marais poitevin », Geste éditions).