Malgré leur présence massive dans le marais poitevin (on en compte environ 350 000, d’après l’Institut National de l’Information Géographique et Forestière), les frênes têtards sont aujourd’hui menacés : abandon du trognage, vieillissement du parc arboré, maladies comme la chalarose (champignon Hymenoscyphus fraxineus), ou encore remembrements agricoles.
- Moins de taille : faute d’usage rural, le trognage se perd. Privés d’entretien, les arbres deviennent fragiles, risquent de se fendre ou de mourir prématurément.
- Changements de paysage : disparition progressive de la silhouette typique qui dessinait jadis routes, fossés et hameaux.
- Intérêt écologique bridé : perte d’habitats pour de nombreuses espèces liées au vieux bois.
Pour contrer cette érosion, diverses associations locales œuvrent à leur réhabilitation, comme l’Association de Défense du Marais Mouillé et le Parc Naturel Régional qui proposent des chantiers participatifs : on (re)forme au trognage, on replante, on sensibilise à l’importance de conserver ces arbres de caractère. Un projet emblématique : la « Route des frênes têtards », balade pédestre balisée entre Coulon, Sansais et Frontenay, où l’on découvre in situ les arbres emblématiques restaurés grâce à ces nouvelles dynamiques publiques et citoyennes.