Il faut relever une chose : très peu de maisons rurales sont « restées dans leur jus » depuis le XVIIIe siècle. La modernisation progressive (eau courante, électricité, double-vitrage, ajout de vérandas) a transformé, mais rarement dénaturé, ces bâtisses. Observer les extensions en parpaing, ou les toits “cassés” pour faire une lucarne, donne une lecture de l’évolution du village.
Certaines maisons ont connu plusieurs vies : anciennes étable devenues salle communale, pilier en pierre remployé dans une haie… Un œil attentif remarquera parfois la présence d’anciens jambages gravés ou de « marques de tâcherons », signatures des maçons itinérants (pour en savoir plus : Jean Boutin, Maisons paysannes du Poitou, éditions Sud Ouest, 2014).